Suivez cette voiture!

Samedi matin très tôt, beaucoup trop tôt, je pars de chez une copine chez qui j’ai passé la nuit, pour prendre un train qui doit m’amener à la gare de Lyon pour un petit weekend en famille.

6h05 je suis à la gare de Clichy Levallois. Mon train est affiché, mais à la place de l’heure de départ, il y a marqué : SUPPRIME. Oh putain ! Oh putain ! Je suis dans la merde ! Le train suivant est 30 min après, impossible que je l’attende. En plus mon frère et sa copine qui m’attendent Gare de Lyon n’ont pas leur billet, j’ai tout sur moi.

6h10 me voila à errer dans les rues désertes, en me demandant comment je vais pouvoir être dans le train en direction de Lyon dans 40 min. A ce moment je sors mon téléphone pour voir où se trouve le métro le plus proche. Si j’y vais en courant dans 10min j’y serai, puis il me faudra 12 min pour être à Auber et après je sais plus j’arrive plus à compter mais ça devrait le faire. Oui mais c’est sans compter l’appli qui ne veut pas démarrer et surtout moi qui pars dans le mauvais sens. (Ce que je n’ai pas précisé c’est que je suis allée danser toute la nuit, et que je ne me suis reposée qu’une petite heure, donc pas suffisamment pour remettre mon cerveau en route.)

6h20 au bord du désespoir, encore plus loin du métro qu’initialement et encore plus proche du départ du train, je vois un taxi arrêté, avec son chauffeur à l’intérieur mais sa borne (je sais pas comment ça s’appelle) pas encore allumée. Tant pis mon pti gars, tu es ma dernière chance, je toc au carreau je lui explique mon problème et là il me répond : je suis l’homme qu’il vous faut! Si je pouvais entendre cette phrase dans d’autres situations ça serait cool 🙂

taxi

Nous voilà roulant à 110km/h sur le périph, puis à 80 dans les rues de Paris.

6h40 nous y sommes, même le temps de s’arrêter à un distributeur pour payer le monsieur (en même temps je n’avais pas trop le choix!) je le remercie 1000 fois. Il me répond : j’aime les défis!

Samedi matin tôt, beaucoup trop tôt, deux personnes étaient heureuses : moi parce que je réussissais malgré les obstacles à avoir mon train, et un taximan qui a commencé sa journée avec un peu d’action 🙂

1 avril 2013. Étiquettes : , , , , . Et sinon tu fais quoi dans la vie?. 5 commentaires.

Fière de moi!

 Le jour où je me suis retrouvée célibataire, j’ai décidé que je ne me laisserai pas abattre. Au contraire, c’était l’occasion pour moi, de me prouver que j’étais capable de relever des défis qui me paraissaient impossibles auparavant. C’est comme ça que j’ai décidé de me mettre au footing et de courir les 20km de Paris. Objectif : arriver au bout, et dans l’idéal en moins de 2h15.

6 mois après, me voilà parmi 23000 autres coureurs sur la ligne de départ, à côté de la Tour Eiffel qui avait disparu sous les nuages. Oui parce qu’hier la météo avait décidé que mon défi serait trop simple s’il n’y avait pas un peu, voire beaucoup, de pluie tout au long du parcours.

En parlant du parcours, les 20 kilomètres étaient répartis entre une petite moitié dans le Bois de Boulogne et le reste sur les quais de seine en plein Paris centre, pour une arrivée aux pieds de la dame de fer.

Km 0 : sur le pont d’Iéna. Il y a tellement de monde que je ne vois rien, même pas la ligne de départ. Les premiers participants sont partis depuis quelques minutes déjà, la foule avance devant moi, et en moins de deux je franchis la ligne et commence à courir.

Km 1 : difficile de trouver mon rythme, il y a vraiment beaucoup de monde, ça monte pas mal. La musique sur les oreilles j’essaye de me concentrer un peu, il faut que je trouve mon souffle et tout ira bien. Je crois bien qu’à ce moment j’étais un peu stressée 🙂

Km 2 : un peu plus d’espace, on entre dans le bois. Je cours à un bon rythme, je sais que si je le garde, et même si je ralentis un peu à la fin je serai dans mon objectif temps.

Km 6 : mon père est là, il me rejoint, il a décidé de faire quelques kilomètres avec moi (finalement il a fait tout le reste de la course!). Ca me fait plaisir, on échange quelques mots et je le mets à ma vitesse.

Km 8 : je suis trempée de la tête aux pieds, mais ça ne me dérange pas vraiment. Je n’ai pas froid et je suis dans mon monde.

Km 11 : la fin du bois de Boulogne, je vois enfin la Seine, et pour moi en préparant la course je m’étais dit que ça serait plus agréable de voir Paris qu’un bois. Du coup j’étais contente !

Km 15 : dernier ravitaillement, je me suis jetée sur les quartiers d’orange, mon corps en avait besoin ! En plus à l’entrainement je n’avais jamais fait plus que 15 kilomètres, je ne savais donc pas à quoi m’attendre.

Km 17 : traversée de la Seine, pour prendre les quais dans l’autre sens, la fin se rapprochait, et mon temps était toujours bon. Ma bavarde de copine était là pour m’encourager (et me filmer). Je dois dire que ça ma fait chaud au cœur.

Km 18 : c’est là que c’est devenu difficile. Alors que jusqu’à maintenant je n’avais pas senti mon corps, des douleurs ont commencé à apparaitre dans mes jambes, du coup mon mental en a pris un coup. Mais je voulais tenir, je voulais y arriver, je n’arrêtais pas de dire tout haut « Aller! Aller! Aller! ». Mon père m’a beaucoup parlé, mais je suis incapable de vous dire ce qu’il a pu me raconter 😉

Km 19 : le dernier! Une dernière petite cote pour remonter sur la route. Ouh comme j’ai râlé en la montant!!! La tour Eiffel était là, pas loin, la ligne d’arrivée aussi. Passage devant les photographes, j’ai tenté un sourire mais à mon avis ce n’est pas cette photo que je mettrai dans mon book!

Km 20 : l’arrivée ENFIN!

Honnêtement je ne me suis pas rendu compte que ça y’est c’était fini. J’ai réussi à lever les bras. Mais quand je me suis arrêtée j’ai senti un grand frisson parcourir tout mon corps. Je ne sentais plus mes jambes, mon cerveau était sur off. J’étais ailleurs, je ne sais pas où. Dans le loin j’ai entendu qu’on m’appelait, c’était ma meilleure amie, vêtue d’un tutu rose et d’un t-shirt à mon effigie! J’étais contente de la voir, j’ai réussis à lui dire mon temps. Elle m’a aussi dit que j’avais une sale tête 🙂

Et mon temps, parlons-en : 2 heures 4 minutes et 16 secondes!!! Autant dire que mon objectif personnel était plus qu’atteint!

De retour chez moi, après une bonne douche chaude, j’ai passé l’après-midi à manger/dormir/manger/dormir/manger/regarder la télé… Ce matin le réveil a été difficile, je me sentais lessivée complètement vidée. Mais je suis fière d’avoir atteint cet objectif! Un défi de relevé! J’en étais capable je le savais, mais je voulais me le prouver 🙂

Du coup mes douleurs ne sont pas passées mais les inscriptions pour le semi-marathon en mars ont débuté ce matin, et ça y’est j’ai re-signé pour l’aventure 🙂

15 octobre 2012. Étiquettes : , . Et sinon tu fais quoi dans la vie?. 21 commentaires.