Merci à vous!

7h du mat mon réveil sonne. Pfff c’est bien trop tôt pour un dimanche. En plus j’ai mal dormi. Faudrait vraiment que j’arrête de stresser pour tout et n’importe quoi.
Faut que je mange, je n’ai pas faim.
Faut que je m’habille, je ne sais pas comment, en plus il fait froid mais je risque d’avoir trop chaud.

9h ça va mieux! J’ai mangé, il fait super beau, l’ambiance est au top devant le château de Vincennes. J’ai l’impression d’être à une grosse teuf en plein air, et je ne réalise absolument pas que dans quelques minutes je démarre le semi-marathon de Paris…

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12h50 là j’ai bien conscience que je viens de me taper 21.1km en courant! J’ai mal, je suis épuisée, pas super fière de moi mais trop contente d’avoir enfin terminée!

Contrairement aux 20km de Paris que j’ai fait en octobre, j’ai énormément souffert dans cette course. Par tant physiquement, même si je me suis enchainé les points de côté et que j’ai senti que j’étais un peu moins entrainée, faute à cet hiver pourri. Mais j’ai souffert mentalement. Je n’ai pas réussi à déconnecter, j’ai vu chaque kilomètre défiler,  et j’ai bien ressenti chaque difficulté. Mais j’ai tenu bon, j’ai fait ces 21.1km en courant jusqu’au bout, malgré les deux montées au km16 et km18, malgré les coureurs que je voyais tomber comme des mouches sur les derniers kilomètres. J’ai tenu bon et j’ai franchi la ligne d’arrivée au bout de 2h16!

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Cette fois j’ai bien compris que le mental était très important dans le sport. Il peut te plomber tes capacités physiques, comme pour moi hier. Mais il y avait quand même quelque chose au fond de moi qui me disait que je n’avais pas le droit de lâcher! D’ailleurs toutes les personnes qui ont crié mon nom sur le parcours m’ont énormément aidé, et quand j’ai vu ma copine au km16 j’ai failli me mettre à pleurer tellement ça m’a fait du bien et reboosté pour la suite! Vraiment MERCI!

Je me suis mise à la course à pieds il y a un an, je sais que c’est un beau défi personnel de relever ce genre de course, même si cette fois je ne suis pas fière de moi je suis contente d’avoir tenu le coup malgré tout!

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Sur ces belles paroles je suis à la recherche d’un masseur parce que j’ai mal!!!!

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4 mars 2013. Étiquettes : , , , , , , , . Et sinon tu fais quoi dans la vie?. 19 commentaires.

La nuit tous les chats sont gris

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Il parait qu’eux ils voient la nuit, moi pas vraiment… Alors je fais comment pour courir? Hein !

Parce que maintenant qu’il fait noir à 17h30, si je ne sors qu’à la lumière du soleil, il ne me reste plus que le weekend pour courir. Sauf qu’avec un semi marathon à préparer et des quantités de cochonneries à éliminer, faut que je sorte les baskets un peu plus souvent qu’une fois par semaine.

Après un appel à conseil sur FB, le résultat a été unanime : achete-toi une lampe frontale! Alors évidemment qu’est ce j’ai fait? Je n’ai pas acheté de lampe frontale (trop facile), mais j’ai téléchargé l’option lampe de poche de mon meilleur ami, j’ai nommé iPhone. Sauf que l’appli n’est pas vraiment faite pour ça, je vois un peu mieux mais ce n’est pas non plus Versailles (d’où vient cette expression ? je ne sais pas, c’est ma mère qui l’employait quand je n’éteignais pas la lumière chez moi). Par conséquent, j’ai mis de nombreuses fois les pieds dans des flaques de boues (t’avais remarqué qu’il avait plu hier ? moi non) et je suis rentrée  les mollets marrons (et dire qu’il y en a qui payent pour des bains de boues).  

Bon alors la boue, c’est marrant, les cailloux un peu moins. Mais disons que ce qui me gène le plus, c’est que je ne suis pas vraiment rassurée toute seule dans les bois. Je n’ai pas réellement envie de finir dans les faits divers de SCity. L’avantage c’est qu’inconsciemment je cours vachement plus vite. D’ailleurs faudrait que le semi se déroule la nuit, je suis sûre que j’ateindrais facilement mon objectif!
Donc pour éviter de finir dans la Seine, je cours désormais dans des zones éclairées. Sauf que même si je vis dans une banlieue assez verte, les zones éclairées sont les trottoirs. Résultat, alors que je me dépense pendant des kilomètres, que je fais travailler mon cœur et rosir mes poumons, et bien je me bouffe tout plein de gaz d’échappement. Vive le sport en ville !

Malgré tous ces inconvénients, hier, toute de grise vêtue (référence au titre, tu suis?) j’ai fait une belle sortie, et je dois dire que courir la nuit c’est une autre ambiance, une autre atmosphère, que je trouve très agréable 🙂

21 novembre 2012. Étiquettes : , , , , . Et sinon tu fais quoi dans la vie?. 18 commentaires.

Fière de moi!

 Le jour où je me suis retrouvée célibataire, j’ai décidé que je ne me laisserai pas abattre. Au contraire, c’était l’occasion pour moi, de me prouver que j’étais capable de relever des défis qui me paraissaient impossibles auparavant. C’est comme ça que j’ai décidé de me mettre au footing et de courir les 20km de Paris. Objectif : arriver au bout, et dans l’idéal en moins de 2h15.

6 mois après, me voilà parmi 23000 autres coureurs sur la ligne de départ, à côté de la Tour Eiffel qui avait disparu sous les nuages. Oui parce qu’hier la météo avait décidé que mon défi serait trop simple s’il n’y avait pas un peu, voire beaucoup, de pluie tout au long du parcours.

En parlant du parcours, les 20 kilomètres étaient répartis entre une petite moitié dans le Bois de Boulogne et le reste sur les quais de seine en plein Paris centre, pour une arrivée aux pieds de la dame de fer.

Km 0 : sur le pont d’Iéna. Il y a tellement de monde que je ne vois rien, même pas la ligne de départ. Les premiers participants sont partis depuis quelques minutes déjà, la foule avance devant moi, et en moins de deux je franchis la ligne et commence à courir.

Km 1 : difficile de trouver mon rythme, il y a vraiment beaucoup de monde, ça monte pas mal. La musique sur les oreilles j’essaye de me concentrer un peu, il faut que je trouve mon souffle et tout ira bien. Je crois bien qu’à ce moment j’étais un peu stressée 🙂

Km 2 : un peu plus d’espace, on entre dans le bois. Je cours à un bon rythme, je sais que si je le garde, et même si je ralentis un peu à la fin je serai dans mon objectif temps.

Km 6 : mon père est là, il me rejoint, il a décidé de faire quelques kilomètres avec moi (finalement il a fait tout le reste de la course!). Ca me fait plaisir, on échange quelques mots et je le mets à ma vitesse.

Km 8 : je suis trempée de la tête aux pieds, mais ça ne me dérange pas vraiment. Je n’ai pas froid et je suis dans mon monde.

Km 11 : la fin du bois de Boulogne, je vois enfin la Seine, et pour moi en préparant la course je m’étais dit que ça serait plus agréable de voir Paris qu’un bois. Du coup j’étais contente !

Km 15 : dernier ravitaillement, je me suis jetée sur les quartiers d’orange, mon corps en avait besoin ! En plus à l’entrainement je n’avais jamais fait plus que 15 kilomètres, je ne savais donc pas à quoi m’attendre.

Km 17 : traversée de la Seine, pour prendre les quais dans l’autre sens, la fin se rapprochait, et mon temps était toujours bon. Ma bavarde de copine était là pour m’encourager (et me filmer). Je dois dire que ça ma fait chaud au cœur.

Km 18 : c’est là que c’est devenu difficile. Alors que jusqu’à maintenant je n’avais pas senti mon corps, des douleurs ont commencé à apparaitre dans mes jambes, du coup mon mental en a pris un coup. Mais je voulais tenir, je voulais y arriver, je n’arrêtais pas de dire tout haut « Aller! Aller! Aller! ». Mon père m’a beaucoup parlé, mais je suis incapable de vous dire ce qu’il a pu me raconter 😉

Km 19 : le dernier! Une dernière petite cote pour remonter sur la route. Ouh comme j’ai râlé en la montant!!! La tour Eiffel était là, pas loin, la ligne d’arrivée aussi. Passage devant les photographes, j’ai tenté un sourire mais à mon avis ce n’est pas cette photo que je mettrai dans mon book!

Km 20 : l’arrivée ENFIN!

Honnêtement je ne me suis pas rendu compte que ça y’est c’était fini. J’ai réussi à lever les bras. Mais quand je me suis arrêtée j’ai senti un grand frisson parcourir tout mon corps. Je ne sentais plus mes jambes, mon cerveau était sur off. J’étais ailleurs, je ne sais pas où. Dans le loin j’ai entendu qu’on m’appelait, c’était ma meilleure amie, vêtue d’un tutu rose et d’un t-shirt à mon effigie! J’étais contente de la voir, j’ai réussis à lui dire mon temps. Elle m’a aussi dit que j’avais une sale tête 🙂

Et mon temps, parlons-en : 2 heures 4 minutes et 16 secondes!!! Autant dire que mon objectif personnel était plus qu’atteint!

De retour chez moi, après une bonne douche chaude, j’ai passé l’après-midi à manger/dormir/manger/dormir/manger/regarder la télé… Ce matin le réveil a été difficile, je me sentais lessivée complètement vidée. Mais je suis fière d’avoir atteint cet objectif! Un défi de relevé! J’en étais capable je le savais, mais je voulais me le prouver 🙂

Du coup mes douleurs ne sont pas passées mais les inscriptions pour le semi-marathon en mars ont débuté ce matin, et ça y’est j’ai re-signé pour l’aventure 🙂

15 octobre 2012. Étiquettes : , . Et sinon tu fais quoi dans la vie?. 21 commentaires.

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